Le professionnel de la santé
spécialiste de l'activité physique
Claudia Labrosse, kinésiologue accréditée et membre du conseil d'administration de la FKQ, nous partage son avis sur la saga Pokémon GO.

Voici le contenu détaillé de l’entrevue avec Radio-Canada:

Est-ce que Pokémon Go a un impact positif sur la santé des joueurs ?
Les joueurs qui étaient particulièrement sédentaires et inactifs seront ceux qui récolteront le plus de bénéfices. Ils verront sûrement une amélioration de leur sommeil et une augmentation de leur niveau d’énergie. Le fait de diminuer le nombre d’heures en position assise réduira aussi les risques pour la santé associés à cette habitude de vie.
 
De plus, c’est une excellente initiation à des sports extérieurs. Cela pourrait encourager certains joueurs à redécouvrir les plaisirs de la marche ou même à commencer d’autres activités.
 
Est-ce que Pokémon Go est considéré comme une ‘’bonne marche’’ ?
Malheureusement non. Une bonne marche devrait commencer progressivement, pour aller chercher un léger essoufflement. La personne devrait avoir de la difficulté à terminer une phrase en marchant. Une marche de la sorte va aller chercher une intensité qui pourra avoir des effets bénéfiques à long terme sur la santé cardiovasculaire des joueurs.
 
Est-ce bon de se promener avec un écran à la main lors de la marche ?
Non. Ce n’est pas encouragé de le faire à long terme pour avoir une bonne posture. En gardant les yeux rivés sur leur écran la tête baissée les joueurs sont moins à même d’être conscients de leur environnement, donc des dangers possibles. Pour leur posture ils devraient à tout le moins imaginer une ficelle qui tire leur tête vers le haut pour garder le corps plus droit. Ils devraient aussi penser à garder leurs abdominaux profonds contractés, cela leur serait bénéfique.
 
Avez-vous quelque chose d’autre à dire à ce sujet ?
Oui. J’encouragerais les gens à être plus vigilants et conscients de leur environnement lorsqu’ils jouent à ce jeu. Beaucoup ont des comportements dangereux (ex : traverser la rue en regardant l’écran, faire du vélo sans casque avec téléphone en main, etc.) S’ils veulent augmenter leur intensité et leur niveau d’activité physique substantiellement, ils pourraient, par exemple, prendre leur vélo (avec casque) pour découvrir de nouveaux quartiers. Ils pourraient aussi s’inscrire à un cube de marche animé par un kinésiologue. 

Voir la vidéo de l’entrevue parue à Radio-Canada le 7 août 2016.

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