Le professionnel de la santé
spécialiste de l'activité physique
Nous soulignons les dires de M. Sylvain Pagé, l’adjoint parlementaire de la ministre du MELS, Marie Malavoy qui fait la promotion d’une politique nationale du sport et de l’activité physique.
L’activité physique présentée comme une «approche santé», Le Courrier parlementaire©, le jeudi 16 janvier 2014

Le corps humain, «c’est comme une voiture. C’est moins cher de faire de la prévention que de faire de la rénovation. Bien, c’est la même chose pour les individus», propose Sylvain Pagé, l’adjoint parlementaire de la ministre des Sports, Marie Malavoy qui fait la promotion d’une politique nationale du sport et de l’activité physique.

Au fil d’une discussion avec Le Courrier parlementaire©, il se passionne pour le «sport sur ordonnance». Le sujet fait d’ailleurs l’objet de reportages de l’Agence France Presse.

«C’est même rendu où maintenant on prescrit à des gens malades, de l’activité physique.» Le député de Labelle évoque des projets qui vont en ce sens et où l’on va jusqu’à rembourser les frais d’inscription à un programme d’activité physique comme on prescrit des médicaments, «et les résultats sont incroyables!», dit-il.

«On pourrait sauver 50% des cancers du sein grâce à l’activité physique.
Donc, à terme, il y a des gains énormes en terme de coût de santé à faire. Mais ça, faut faire cette démonstration-là pour convaincre le «Trésor» qu’effectivement on a des gains à faire», ajoute un Sylvain Pagé réaliste.

«Alors moi, cette politique-là je la vois beaucoup plus comme une nouvelle approche santé. J’ai souvent dit que c’est le développement durable de la santé ou le développement durable de la personne.»

Contexte difficile
«J’espère qu’on va réussir à convaincre nos collègues dans un contexte pas facile», ajoute le député Pagé à propos des démarches qu’il faudra faire auprès des autres ministres du gouvernement Marois. Il a effectué une tournée du Québec l’automne dernier pour recueillir les commentaires sur le livre vert : Le goût et le plaisir de bouger : vers une politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique.

Quatre enjeux étaient soumis au public soient: l’accessibilité, la «qualité des expériences», la valorisation et la concertation. «Partout on nous a parlé d’accessibilité en terme d’infrastructures», raconte l’adjoint parlementaire. «Il n’y a pas de piscines, de gymnases, les gymnases sont trop petits, et d’accessibilité en terme de capacité de payer. Les bénévoles sont trop peu nombreux, pas assez formés». Le député estime qu’ils sont plus de 500 000 au Québec. Ils sont souvent eux-mêmes des parents.

Une heure par jour
Il cite en exemple les gestes qui sont posés depuis plusieurs années à l’École primaire Pierre-de-Coubertin de Montréal-Nord, du nom du fondateur des Jeux Olympiques.

On y préconise la pratique d’une heure d’éducation physique par jour.
«Les jeunes y réussissent mieux. Je plaide pour que ça devienne la norme», dit l’adjoint parlementaire de la ministre des Sports.

Il a constaté pendant sa tournée automnale des régions du Québec que «les chefs des grandes entreprises notent que depuis qu’ils consacrent un ou deux pour cent de leur masse salariale à la mise en forme de nos employés, il y a moins d’absents et les gens arrivent au travail de bonne humeur. «C’est payant», dit M. Pagé.
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